Foire aux questions

Combien d’heures comptez-vous voler par jour?

Quatre heures. La Bonanza a une capacité de vol de cinq à six heures avec sa capacité totale en carburant de 280 litres. C’est prudent de se limiter à quatre heures de vol, car il faut toujours avoir assez de carburant pour se rendre à une destination de rechange au besoin ET avoir une capacité de vol de 45 minutes additionnelle selon le règlement. Mon endurance personnelle est similaire. Quatre heures de vol équivalent à huit heures de travail, c’est amplement à mon âge.

À quelle altitude et à quelle vitesse voyagerez-vous?

Avec la Bonanza, l’élévation optimale de croisière est de 8 000 à 9 000 pieds. Lors de la dernière étape du voyage, je traverserai les Rocheuses à 12 000 pieds. Le trajet que je suivrai sera exactement le même que celui emprunté en 1939. L’altitude minimale en route pour ce tronçon est moins de 12 000 pieds.

Qu’en est-t-il de la pression cabine?

La Bonanza n’a pas de système de mise sous pression, ce qui ne représentera aucun problème à 8 000 pieds. Pour le tronçon au-dessus des Rocheuses, où j’aurai à grimper à une altitude de 12 000 pieds, je me servirai d’une bonbonne d’oxygène.

Qu’est-ce qui vous anime le plus de votre mission?

Tout! Piloter est toujours une aventure. Les astronautes qui orbitent la planète peuvent apprécier la beauté et la fragilité de notre existence. À 12 000 pieds au-dessus des Rocheuses, j’aurai le sentiment d’avoir les cimes à portée de bras. Les vallées profondes des fleuves Columbia et Fraser s’offriront en panorama tridimensionnel impressionnant. Toutefois, les gens sont bien plus importants. J’espère rencontrer et parler avec beaucoup des gens au cours de cette aventure.

Qu’appréhendez-vous le plus de cette mission?

Ne pas être chez moi. Les voyages forment la jeunesse, mais avec le temps, on se rend compte qu’on ne dort jamais aussi bien que dans son lit.

Quelle est votre approche face aux dangers associés à votre mission?

Deux règles d’or du pilote : ne pas tomber en panne de carburant et ne pas heurter des choses solides. Deux règles que je compte respecter. N’empêche, être bien préparé est la meilleure chose. Bien sûr, l’avion doit être en très bon état. Arcadia vient de passer son inspection annuelle et, suite aux travaux de restauration effectués au cours de la dernière année et quelques autres ajustements mineurs, elle est en pleine forme.

Je me prépare également à toutes les éventualités. J’aurai avec moi mon équipement de survie et de camping, empoises et du matériel arrimage.

Puis, il y a la préparation de vol, tenant en ligne de compte l’altitude de croisière, la durée des vols et les conditions météorologiques.

Après le décollage, quand on se sent bien préparé à toutes les éventualités prévisibles, les dangers possibles font partie de l’ensemble des procédures de pilotage et de la multitude de choses auxquelles il faudra, peut-être, réagir en temps réel.

Comment déterminerez-vous le succès d’ Arcadia Mission 2014?

Mon but est de lever le voile sur l’art du pilotage aérien qui, à mon avis, est de plus en plus méconnu du public en général. Je veux rejoindre les jeunes, les aider à comprendre et apprécier les avancées des 75 dernières années et les inspirer à écrire les prochains chapitres de l’histoire de l’aviation au Canada. Il suffit à mon bonheur qu’une poignée de gens soit excités par l’idée du périple transcontinental et intéressés par la technique et la technologie, et qu’ils le partagent avec leurs familles et amis. Peut-être ainsi plus de gens auront une appréciation accrue pour le monde de l’aviation et sa valeur, au-delà du prix du billet d’avion.

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